PSYCHOLOGUE METZ
CABINET DE PSYCHOLOGIE METZ-SABLON
PSYCHOLOGUE METZ 
   

Annexe : confiance & estime de soi

Confiance en soi


  Etre confiant, c'est penser que l'on est capable d'agir de manière adéquate dans toute situation.
  La confiance en soi se nourrit de toutes formes d'expériences mêmes celles négatives.
  Dans un échec, ce qui compte c'est de comprendre pourquoi on s'est trompé et comment en tirer des leçons constructives.

  On peut aisément associer confiance en soi et expérience (confiance en soi expérientielle).
  D'ailleurs un manque d'expérience amène généralement un manque d'assurance (confiance en soi émoussée).

  La confiance en soi est surtout utile dans des situations / contextes / environnements qui s'éloignent de l'ordinaire.
  Il peut s'agir de situations peu familières, ambiguës, inédites, imprévues, etc...
  Sur la base de notre expérience (passée et/ou présente), notre confiance en soi permet d'estimer une situation particulière.
  La personne peut alors s'estimer capable ou non d'y faire face.
  Estimer une situation équivaut également à anticiper ce qui pourrait advenir de cette situation.

  La confiance en soi se met en place très jeune (durant la prime enfance).
  Tout comme l'amour de soi est le pilier de l'estime de soi, le sentiment de sécurité (interne et physique) est celui de la confiance
  en soi.
  L'enfant éprouve le besoin d'explorer son environnement sous le regard bienveillant des parents.
  Il appartient aux parents de fixer des règles structurées (claires et précises) pour que l'enfant expérimente un sentiment
  de sécurité intérieure en situation d'exploration.
  Si ces règles ne sont pas respectées par les parents ou que ces mêmes règles sont remises en cause sans raisons valables,
  alors l'enfant sera désorienté au point que cela peut restreindre son envie d'explorer tout espace nouveau.
  Des règles de vie stables, régulières, compréhensibles doivent permettre à l'enfant d'explorer son environnement avec cohérence.
  Les parents doivent garantir cette cohérence environnementale propice au développement d'un sentiment de confiance de base.

  Par ailleurs, un enfant anxieux et/ou un parent (sur)protecteur peut inhiber l'envie naturelle de découvrir tout nouvel espace.
  Moins l'enfant explore son environnement, plus il appréhendera (avec anxiété) de nouveaux espaces.

  Une bonne confiance en soi doit reposer sur une compréhension réaliste de nos points forts et faibles.
  Bien se connaître est donc un préalable.
  En parallèle, plus nous aurons accumulé de l'expérience, plus la confiance en soi reposera sur une évaluation assez réaliste
  de nos forces et faiblesses.
  Cette évaluation doit être validée, si possible, par une personne avisée afin objectiver la confiance en soi.
  Lorsque notre expérience est validée par une tierce personne (ayant autorité pour le faire ou digne de confiance),
  la confiance en soi devient davantage l'expression de nos aptitudes.
  Cela devient une sorte de certitude réaliste de posséder les aptitudes nécessaires pour répondre aux situations, aux événements
  qu'ils soient positifs ou négatifs de la vie.

  En somme, c'est une sorte de conviction que nous sommes porteurs de certaines qualités et/ou défauts, de potentialités
  ou de limitations.
  C'est le fait de se reconnaître des aptitudes (supposées ou avérées) avec ou sans l'approbation des autres.


Estime de soi


  Il existe actuellement plusieurs définitions concernant l'estime de soi.
  Tantôt on la présente comme un concept global (méta-trait), tantôt comme une dimension unique.

  Au tout début, le concept d'estime de soi était assez simple de compréhension, comme peuvent le montrer certaines définitions
  d'époque.
  Aujourd'hui, l'ensemble des travaux (méta-analyses) sur l'estime de soi en font désormais un concept assez complexe.

  Dès 1890, James tente d'en donner une définition : c'est le rapport entre ambitions / aspirations et les résultats / échecs.
  Ce rapport est soit favorable au sujet (car le soi réel se rapproche du soi idéal) ou défavorable (lorsque le soi réel s'éloigne
  du soi idéal).
  Selon James, pour maintenir une bonne estime, on pourrait soit privilégier notre "soi réel" en limitant nos prétentions, soit stimuler
  notre "soi idéal" en établissant des objectifs à atteindre.
  Ainsi, plus la distance entre le soi réel et le soi idéal est grande, plus cela aurait tendance à ternir notre estime de soi.
  Dans cette définition, James met l'accent essentiellement sur la dynamique intra-personnelle de l'estime de soi.

  En 1902, Colley définit l'estime de soi comme une construction sociale, l'estime de soi serait déterminée socialement.
  Pour Colley, c'est le regard des autres qui nous permettrait d'avoir une compréhension (de soi) selon ce que les autres pensent
  de nous.
  L'accent est mis sur une dynamique sociale selon le principe du miroir social : le regard des autres serait porteur d'indications
  permettant au sujet de connaître l'opinion qu'ils ont de lui.
  Cette opinion serait par la suite intégrée à la perception de soi (vision globale de soi).

  Grâce à James et Colley, il est possible de décliner l'estime de soi en deux tendances auxquelles nous seront sensibles
  différemment selon que l'on privilégie la vie personnelle/privée ou la vie sociale/collective.

  Le miroir social de Cooley (1902) et Mead (1934)
  Eprouver un sentiment d'appartenance implique de se conformer aux exigences du miroir social.
  L'estime de soi est alors la perception de soi construite par l'intériorisation de l'opinion d'autrui à notre égard.
  L'individu vérifie que ses propres représentations normatives sont conformes aux conventions sociales d'une situation.
 
  La fierté personnelle (Coopersmith, 1967)
  Cherche à concrétiser une motivation intrinsèque ; l'individu entreprend pour et par "lui-même".
  L'estime de soi comme étant une évaluation individuelle de la divergence entre la perception du soi actuel et le soi idéal.
  Le soi idéal correspond à ce que l'on aimerait être et prend la forme d'une tendance virtuelle que l'on cherche à manifester.


  Aujourd'hui, l'estime de soi se définie comme l'évaluation globale de la valeur de soi en tant que personne, cela se traduit
  par le degré de satisfaction ressenti vis à vis de soi-même (S.Harter,1998).

  L'estime de soi peut être comprise comme une attitude intérieure qui reflète nos valeurs propres (passées, présentes et futures).
  Vouloir améliorer notre estime de soi, c'est nécessairement devoir changer notre attitude intérieure en s'actualisant
  selon des critères porteurs (positifs et réalistes).
  S'actualiser c'est permettre une perception de soi plus réaliste de nos aptitudes, de nos qualités.
  Actualiser notre attitude intérieure va nous permettre d'établir une plus grande sécurité émotionnelle ainsi qu'une plus grande
  tolérance aux frustrations.

  Certaines personnes se traitent comme si elles étaient leur propre ennemi !
  Se traiter avec bienveillance doit être une nouvelle attitude intérieure.

  Retenons bien à l'esprit que l'estime de soi est une attitude intérieure bien ancrée, basée sur notre perception de nous-mêmes
  (fierté personnelle) et celle que notre environnement nous reflète de nous (miroir social).


Estime de soi forte vs faible


  Niveau faible d'estime de soi :

  anxiété réactionnelle et trouble de l'adaptation
  épisode dépressif ou dépressivité (fond dépressif)
  dramatise l'échec, refus de l'échec
  lecture négative ou défaitiste des événements 
  ressent davantage d'affects négatifs (névrosisme)
  sensible aux évaluations sociales

  Manifestations possibles du manque d'estime de soi :
  ~ parler de ses faiblesses plutôt que de son potentiel
  ~ minimiser ses réussites
  ~ développer un sentiment d'insécurité
  ~ se dévaloriser par rapport aux autres
  ~ craindre la nouveauté, redouter l'échec
  ~ ne pas admettre ses fautes
  ~ faire moins d'efforts pour "se remonter le moral" après un revers
  ~ avoir recours aux stratégies de réparation les moins adaptées
  ~ adopter des attitudes peu productives : fatalisme, évitement de problèmes, anticipation négative
  ~ s'engager avec beaucoup de prudence et de réticence dans l'action
  ~ renoncer plus vite en cas de difficultés


  Niveau élevé d'estime de soi :

  image de soi autonome (affranchie du regard de l'autre)
  dépend peu du contexte pour se décider
  vision de soi claire et sûre
  interprète les informations ambiguës en sa faveur
  se rappelle davantage les moments favorables que défavorables
  bon niveau de sociabilité

  Une estime de soi élevée est souvent associée à des comportements plus adaptés :
  ~ recherche de soutien social
  ~ vision ou attente confiante en l'avenir
  ~ des capacités de remise en question
  ~ prend plus rapidement la décision d'agir
  ~ persévère davantage face à des obstacles
  ~ conscience de ses forces et de ses faiblesses
  ~ s'accepter tel que l'on est

Annexe : le bien-être psychologique


La notion de bien-être


  Distinguo entre le bien-être subjectif et psychologique

~ Bien-être subjectif :

  C'est un bien-être qui se caractérise par l'expérience fréquente d'affects positifs (joie, gratitude, contentement ;
  notamment le plaisir !), d'un faible degré d'affects négatifs et d'un sentiment de satisfaction par rapport à la vie.

  La présence d'affects positifs tels que le plaisir amène à considérer ce bien-être subjectif comme étant de nature "hédonique".
  Il semblerait que le bien-être subjectif soit sensible aux aléas de la vie car elle aurait tendance à diminuer suite à l'expérience
  de la frustration.
 
  Pour approfondir l'évaluation portant sur la notion de bien-être subjectif, cette dernière peut être décomposée
  de la manière suivante :
  • composante cognitive du bien-être subjectif (évaluation via l'échelle de Diener)
  • composante affective : échelle de mesure des émotions négatives et positives (évaluation via l'échelle PANAS)


~ Bien-être psychologique :

  C'est un bien-être qui est directement lié à la notion de bonheur (plutôt que de plaisir) ; ce type de bien-être est orienté
  vers une perspective existentielle (acceptation de soi, sentiment d'autonomie, degré d'épanouissement personnel,
  sentiment de maîtrise de son environnement, la vie ayant du sens).
  Si le bien-être subjectif est qualifié de "bien-être "hédoniste", le bien-être psychologique est qualifié de bien-être "eudémonique".
 
  Les déterminants du bien-être psychologique sont :
  * une vie plaisante (émotions positives)
  * une vie engagée (implication personnelle)
  * une vie pleine de sens (le sens de ses actions)


  On peut avoir un score élevé sur la mesure de bien-être subjectif et avoir un score faible mesurant le bien-être psychologique.
  Un score score élevé en bien-être psychologique est lié à l'épanouissement personnel et au sentiment que sa propre vie
  ait du sens (associé à un niveau élevé d'émotions positives)
  A contrario, un faible niveau de bien-être psychologique prédit l'apparition d'affects négatifs et fait partie des facteurs de risque
  de dépression.

  Ryff (1989) a conçu un questionnaire qui évalue 6 dimensions du bien-être psychologique :
  • L'autonomie
  • La compétence
  • La croissance personnelle
  • Les relations positives avec autrui
  • Le sens à la vie
  • L'acceptation de soi


  On parle aussi de bien-être "global" qui se compose de trois facettes :
  ~ composante cognitive : satisfaction par rapport à sa vie
  ~ composante affective : quantité d'affects positifs supérieurs aux affects négatifs
  ~ dimension de réalisation de soi : engagement dans des activités qui ont du sens pour soi

  Enfin, il y a le concept de soi en matière de centration / décentration de soi.
  Le concept de soi aurait tendance à orienter un individu vers un type de bien-être plutôt que l'autre, selon qu'il y aurait "centration"
  ou "décentration" de soi.

~ Fonctionnement du "soi-centré" (self-centeredness) caractérisé par une importance exagérée donnée à soi
  et à ses intérêts personnels(représentation d'un soi faiblement connecté à autrui) ; ce style de fonctionnement est corrélé
  à la quête hédonique (proche du bien-être  subjectif).
~ Fonctionnement du "soi-décentré" (selflessness) caractérisé par une décentration de soi qui se manifeste par un sentiment
  de connexion forte avec son environnement; il est lié à l'altruisme, la bienveillance, l'empathie et la compassion
  (proche du bien-être psychologique).

  La propension à adopter un style de fonctionnement (soi centré vs décentré) serait dépendante de plusieurs critères tels que :
  • la culture
  • le style d'éducation parental et scolaire
  • les rôles sociaux
  • l'environnement professionnel
  • la pratique religieuse et les croyances spirituelles

  En somme, une vie heureuse implique qu'elle soit source de plaisir, qu'elle est du sens et que l'individu se sente engagé.

  L'échelle d'orientation vers le bonheur :
  • Dimension " plaisir " (orientation hédonique)
  • Dimension " sens " (orientation eudémonique)
  • Dimension " engagement " (notion de flux)


La quête de sens


La recherche de sens

  Certaines personnes sont sensibles au fait de trouver un sens à leur existence.
  Il semblerait que l'impossibilité de donner du sens à sa vie entraîne un mal-être (avec le risque de voir apparaître des troubles
  anxieux et dépressifs).
  Lorsqu'une personne a le sentiment ou l'impression d'avoir trouvé une voie porteuse de sens, il ressent davantage de satisfaction
  dans sa vie.

  Ainsi, beaucoup de personnes sont en demande d'une augmentation du sens de la vie !

  Généralement, la majorité des gens trouvent du sens essentiellement au travers de trois dimensions :

~ La dimension affective et relationnelle (en particulier l'amour, l'amitié et la parentalité)
  Les relations interpersonnelles à travers des relations positives impactent favorablement la vie au quotidien.

~ La dimension cognitive (comprend les croyances, la philosophie de vie et les valeurs)
  Ici, le sens est constitué de réflexions philosophiques , de valeurs personnelles ou encore de la démarche spirituelle.
  Les valeurs se construisent au travers de l'éducation, d'expériences personnelles, et se regroupent parfois en une philosophie
  de vie.
  La dimension cognitive permet d'établir une cohérence entre ses valeurs et ses actions.

~ La dimension comportementale (telle que l'engagement dans une activité en lien avec ses valeurs)


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DI ROSA Raymond - Psychologue Metz-Sablon

Dernière mise à jour :
Mercredi 4 Mai 2022
 
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